Saturday, July 15, 2017

Comment j’ai vendu des sous-marins à partir de ma vieille maison rurale en France

La vente de sous-marins exige, je suppose, énormément d’opérations complexes. Les spécialistes dans ce domaine doivent se donner beaucoup de mal afin de bien connaître leurs produits et de les présenter aux acheteurs potentiels à travers le monde. Quant à moi, je me suis assis tout simplement devant mon Macintosh, où je me suis servi de ce blog comme dispositif commercial. Mes efforts étaient tout de même payants : quelques dizaines de milliards de dollars !

Toute l’histoire de cette réussite extraordinaire est contenue dans cinq articles de mon blog, en langue anglaise forcément, car j'étais préoccupé par mon pays natal.

Mon premier article, du 26 décembre 2007, se retrouve à l’adresse http://skyvington.blogspot.fr/2007/12/australias-submarines.html. Dès le début, mon ton était sarcastique, parce que j’ai trouvé qu’un certain Ross Babbage parlait de sous-marins à la manière de Jules Verne. J’ai même osé dire que mon pays natal adoptait une attitude naïve envers la défense, comme s’il s’agissait d’opérations trop coûteuses pour cette nation propriétaire de quelques gisements fabuleux de richesses. Et j’ai fini par conclure que l’Australie était politiquement immature.

Dans mon second article, du 27 décembre 2007, à l’adresse http://skyvington.blogspot.fr/2007/12/nuclear-energy.html, j’ai abordé brièvement la possibilité improbable que l’Australie puisse envisager l’idée de vaisseaux à propulsion nucléaire.

Mon troisième article, du 2 janvier 2008, à l’adresse http://skyvington.blogspot.fr/2008/01/australian-arithmetic.html, restait critique des calculs financiers faits apparemment par l’Australie. Pour la première fois, j’ai suggéré explicitement que mon pays natal devrait examiner l’offre française dans ce domaine.

Mon quatrième article, du 21 janvier 2008, à l’adresse http://skyvington.blogspot.fr/2008/01/expensive-aesthetic-and-nasty.html, a commencé par une anecdore amusante concernant le Dalaï Lama. Puis j’ai retrouvé la question de chiffres financiers. En deux mots, l’Australie donnait l’impression d’envisager la dépense de beaucoup d’argent pour acheter trop peu. Mes connaissances de la situation avaient été améliorées grâce à ma lecture d’un document Kokoda envoyé par Ross Babbage. A mes yeux de débutant, ça ne collait toujours pas.

Beaucoup plus tard, mon cinquième article, du 22 avril 2016, à l’adresse http://skyvington.blogspot.fr/2016/04/did-australia-take-notice-of-my-advice.html, fut une réaction aux rumeurs selon lesquelles l’Australie aurait effectivement pris au sérieux mes conseils de vendeur naïf de sous-marins. Le 26 avril, un copain d’école, Bruce Hudson, m’a informé que l’Australie avait effectivement adopté mes suggestions en faveur de sous-marins français. Ce jour-là, la planète entière a entendu le premier ministre Malcolm Turnbull annoncer la signature d’un contrat avec le géant français DCNS pour la construction de 12 sous-marins au prix de 50 milliards de dollars australiens.

L’histoire de mon blog s’arrête là… mais celle des sous-marins ne débute qu’à peine en Australie. Curieusement, malgré tous mes efforts destinés à me faire reconnaître comme un tout petit représentant commercial dans la vente de sous-marins, personne ne m’a jamais écouté. J’ai même l’impression que les professionnels dans ce domaine évitent simplement l’emploi de l’Internet. Seraient-ils trop immergés dans les profondeurs lugubres de l’océan ?

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